Plante ton slip

Pour observer la biodiversité sous terre, l’ADEME propose un projet de sciences participatives. Avec M. BOURREL de l’association « Les BLONGIOS » ; des élèves de seconde ont participé au projet.

Le sol est un patrimoine naturel fragile qui participe à la régulation du cycle de l’eau et du climat. Il est le socle de la vie, de notre alimentation, d’une partie de nos médicaments… Plus il y a d’organismes vivants (vers de terre, bactéries, champignons…), plus le sol est riche, se renouvelle rapidement et permet à la végétation de pousser. Cependant à cause des pollutions, de l’imperméabilisation et de l’érosion, les sols s’appauvrissent et se dégradent.

L’objectif ici était donc d’observer la richesse des sols au sein du lycée.

Pour cela, deux étapes :

La première réalisée fin septembre : 4 slips blancs 100% coton bio ont été plantés dans 4 zones différentes du lycée à 15 cm de profondeur

1. Dans un sol acide sous un Pin

2. Près de massifs ornementés de lavande et pampa

3. Dans la pelouse

4. Dans une micro-forêt.

La deuxième étape début décembre :

Après un peu plus de deux mois ; nous avons observé les résultats. Pour cela, on déterre les slips, on observe leur état de décomposition et ainsi on peut en déduire la richesse du sol. L’occasion d’échanger sur l’importance des êtres vivants dans la décomposition et le recyclage de la matière organique.

Zone 1 :

Nombreux trous dans le tissu. Tâches jaunes et noires qui témoignent de l’action des organismes bactériens, champignons…

Une bonne dégradation de la matière (=coton bio).

Zone 2 :

Le tissu est intact. Mais nous avons remarqué que le sol était saturé en eau (fortes pluies en octobre et novembre). Dans ce cas, le sol est anoxique et cela pourrait expliquer que le tissu ne soit pas dégradé par les êtres vivants.

Zone 3 :

Le slip est entièrement dégradé ! En deux mois, il ne reste que les élastiques !!

Une dégradation très spectaculaire.

Ce jour-là nous avons remarqué que le jardinier avait déposé un tas de feuilles mortes. Un véritable compost naturel. Nous supposons donc un lien de causalité. Nous avons d’ailleurs profité de ce tas de feuilles pour observer la faune du sol avec des tamis.  

Zone 4 :

Le tissu est intact. Dans une micro-forêt, nous nous attendions à plus de dégradation.

Nous avons remarqué qu’il était enterré plus profondément que les autres. En rappelant que les acteurs de la dégradation se situent dans les couches superficielles d’un sol. Cela pourrait expliquer cette faible dégradation.

Mme COQUIDE, Mme BISIAUX